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Il y a 20 ans premier grand voyage, la Nouvelle Calédonie : Le Centre culturel Tjibaou, aperçu sur la flore calédonienne dans la mythologie kanak.

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Vers qui brandit-il sa lance ?

 

Le centre culturel Tjibaou est un établissement public destiné à promouvoir la culture kanak, situé entre les baies de Tina et de Magenta, sur une presqu'île en périphérie de Nouméa, en Nouvelle-Calédonie. Il est géré par l’Agence de développement de la culture kanak (ADCK), établissement public à caractère administratif (EPCA) de l'État, créée en 1989 et transféré à la Nouvelle-Calédonie en août 2012.

Nouvelle Calédonie, Nouméa, 2004, Centre J M Tjibaou

Le Centre Tjibaou côté mer...

Nouvelle Calédonie, Nouméa, 2004, Centre J M Tjibaou

... et côté mangrove...

Nouvelle Calédonie, Nouméa, 2004, Centre J M Tjibaou

La mangrove de la presqu'île...

Nouvelle Calédonie, Nouméa, 2004, Centre J M Tjibaou

...où se trouve le Centre.

Ce complexe poly-culturel est donc à la fois un musée, une médiathèque, un palais des congrès, un centre de spectacle, un pôle de recherche et de création et un parc paysager et botanique.
La construction du bâtiment, incluse dans les Grandes opérations d'architecture et d'urbanisme de François Mitterrand, s'est faite entre 1995 et 1998 suivant les plans de l'architecte italien Renzo Piano.

Renzo Piano se rend sur les lieux, s'associe avec l'anthropologue Alban Bensa qui le guide sur "le chemin Kanak" et remporte le concours. Le Centre Culturel Tjibaou est le fruit d'une longue réflexion politique, architecturale et ethnologique.

Nouvelle Calédonie, Nouméa, 2004, Centre J M Tjibaou

Nouvelle Calédonie, Nouméa, 2004, Centre J M Tjibaou

Cela représente la construction en cours de la grande case, la chefferie.

Son nom lui a été attribué en hommage au chef indépendantiste kanak Jean-Marie Tjibaou, à l'origine de ce projet, et qui avait organisé à côté de ce site le festival Mélanésia 20004. Le nom officiel exact du centre est Centre culturel Tjibaou et non pas Centre culturel kanak Jean-Marie Tjibaou ni Centre culturel Jean-Marie Tjibaou, ce point a d'ailleurs fait l'objet d'une explication par les chefs coutumiers lors de l'inauguration du centre en mai 1998, et à cette occasion, une cérémonie coutumière a été organisée par le clan Tjibaou pour consacrer le don de leur nom au centre.

Nouvelle Calédonie, Nouméa, 2004, Centre J M Tjibaou

Au pied du Belvédère qui domine toute la  presque’île se dresse la statue de Jean-Marie Tjibaou qui semble veiller sur son peuple…

30 janvier 1936 - 4 mai 1989 (assassiné)

Je me suis intéressée au Chemin Kanak dont le parcours encercle le bâtiment principal et l'espace Ape Vila.

C’est un parcours végétal initiatique bordé d'essences endémiques visant à initier le visiteur à la symbolique du végétal dans la société kanake et à retracer, à travers le langage des plantes, les cinq étapes du mythe du premier homme Téâ Kanaké (l'origine des êtres, la terre nourricière, la terre des ancêtres, le pays des esprits et la renaissance)

Dans les plantes nourricières, les principales sont l’igname et le taro d’eau. Outre la nourriture l’igname est hautement symbolique, la plante est respectée à l’égal de l’être humain, de l’Homme qu’elle représente.

Nouvelle Calédonie, Nouméa, 2004, Centre J M Tjibaou

Cliquez sur l'image pour la voir en grand.

Nouvelle Calédonie, Nouméa, 2004, Centre J M Tjibaou

Culture de l'igname. On mange le tubercule.

Le taro d’eau  vit dans le côté féminin du monde, puisqu’en zone humide, toujours offert lors des cérémonies coutumières

Nouvelle Calédonie, Nouméa, 2004, Centre J M Tjibaou

Nouvelle Calédonie, Nouméa, 2004, Centre J M Tjibaou

L’homme met en place le totem protecteur :

Nouvelle Calédonie, Nouméa, 2004, Centre J M Tjibaou

Nouvelle Calédonie, Nouméa, 2004, Centre J M Tjibaou

Des incantations pour demander une belle récolte !

Nouvelle Calédonie, Nouméa, 2004, Centre J M Tjibaou

Nouvelle Calédonie, Nouméa, 2004, Centre J M Tjibaou

Le peuplier kanak représente à la fois la terre et la femme.

Nouvelle Calédonie, Nouméa, 2004, Centre J M Tjibaou

Nouvelle Calédonie, Nouméa, 2004, Centre J M Tjibaou

La savane de niaoulis...

Dans la terre des ancêtres figurent le niaouli, et la fougère arborescente
Le niaouli tient une grande place dans les cérémonies, on enveloppe le bébé dans son écorce pour lui donner de la force.

Nouvelle Calédonie, Nouméa, 2004, Centre J M Tjibaou

Nouvelle Calédonie, Nouméa, 2004, Centre J M Tjibaou

La fougère arborescente signifie « commencement du pays des hommes » et c’est logique si on pense que c’est une plante fossile ! L‘Ancêtre serait sorti de son tronc creux, provoquant l’apparition au monde.

Nouvelle Calédonie, Nouméa, 2004, Centre J M Tjibaou

Grande Case de la Grande Terre.

Nouvelle Calédonie, Nouméa, 2004, Centre J M Tjibaou

Nouvelle Calédonie, Nouméa, 2004, Centre J M Tjibaou

Un arbre très important est le houp : Le pilier central de la case est le tronc d’un houp, traité comme un être vivant et vénéré comme un grand chef.

Toutes les sculptures qui ornent la grande case  sont en houp, ancêtre de tous les arbres.

Nouvelle Calédonie, Nouméa, 2004, Centre J M Tjibaou

Nouvelle Calédonie, Nouméa, 2004, Centre J M Tjibaou

Nouvelle Calédonie, Nouméa, 2004, Centre J M Tjibaou

Ce totem protège le champs cultivé des "mauvais regards"..

La case est entourée de plantes protectrices, comme le coléus, symbole de vie qui protège aussi les cultures des mauvais regards, avec des totems sculptés plantés devant les champs. 

Nouvelle Calédonie, Nouméa, 2004, Centre J M Tjibaou

Nouvelle Calédonie, Nouméa, 2004, Centre J M Tjibaou

Autour de la case on plante aussi le croton, qu'on retrouvera toujours dans l’environnement de l’habitation (case ou maintenant maison) contre la magie et il assure la présence des ancêtres…

Nouvelle Calédonie, Nouméa, 2004, Centre J M Tjibaou

Nouvelle Calédonie, Nouméa, 2004, Centre J M Tjibaou

… et souvent une allée de cordyline rouge mène à l’entrée de la case, ou entoure des sépultures, .car elle représente le mythe d’origine et le sacré.

Nouvelle Calédonie, Nouméa, 2004, Centre J M Tjibaou

Nouvelle Calédonie, Nouméa, 2004, Centre J M Tjibaou

Arbre endémique typique de l’espace kanak, le pin colonnaire est planté sur les lieux sacrés, borde l’allée qui mène à la chefferie, et symbolise l’élément masculin.

Nouvelle Calédonie, Nouméa, 2004, Centre J M Tjibaou

Nouvelle Calédonie, Nouméa, 2004, Centre J M Tjibaou

Le bois de fer placé près du pin colonnaire, c’est c’est le symbole du souffle, du 1er de la naissance au dernier de la mort. Si on s’assoit sous ses branches, on peut entendre la voix des ancêtres. Comme je l’ai dit ailleurs j’en ai fait l’expérience lors d’un arrêt au bord d’une piste au milieu de nulle part sans un souffle apparent de vent, mais la moindre brise suffit et l'arbre chuchote !

Nouvelle Calédonie, Nouméa, 2004, Centre J M Tjibaou

Nouvelle Calédonie, Nouméa, 2004, Centre J M Tjibaou

Le banian est l’arbre sacré par excellence !C’est l’habitat des esprits et des ancêtres,il pouvait servir de lieu de sépulture, comme d’ailleurs le tronc creux de la fougère arborescente !

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L'homme est en train d'ensevelir un corps dans la natte...

Nouvelle Calédonie, Nouméa, 2004, Centre J M Tjibaou

Au cours du chemin kanak, les acteurs figurent les rites de sépulture traditionnels : le corps est enseveli dans une natte de fibres de cocotier parfois avec la tête exposée, et l’inhumation ne se fait qu’après la décomposition… 

Nouvelle Calédonie, Nouméa, 2004, Centre J M Tjibaou

le monde des esprits est toujours très présent et mêlé à la vie quotidienne, évoqué par des rituels magiques.

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la personne confectionne un pagne en fibre de cocotier.

Nouvelle Calédonie, Nouméa, 2004, Centre J M Tjibaou

Un homme est en train de faire... Je ne sais plus quoi ! Désolée, c'était il y a 20 ans !

Nouvelle Calédonie, Nouméa, 2004, Centre J M Tjibaou

Le groupe de danseurs

Nouvelle Calédonie, Nouméa, 2004, Centre J M Tjibaou

Reconstitution d'une case des îles, on voit les poteaux sculptés qui encadrent la porte, en bois de houp.

Nouvelle Calédonie, Nouméa, 2004, Centre J M Tjibaou

le centre culturel Tjibaou est un lieu superbe esthétiquement, passionnant par la découverte que l’on peut y faire de ce peuple qui vivait là depuis longtemps, avec sa langue, sa culture, avant que l’on vienne leur apprendre

qu’ils étaient des « sauvages » !! 

Vers qui brandit-il sa lance ?

Commentaires

  • Merci pour le reportage, nous connaissons tous ces plantes (en pots dans nos maisons) mais pas la signification.

    Je n'ai jamais mangé de taro ni d'igname, une expérience à faire encore.

    Fée clochette

  • Merci pour ton commentaire, Fée Clochette !! Mais pour l'igname et le taro, tu n'as pas perdu grand chose !! ^_^ Le meilleur là-bas, c'était les poissons, les fruits de mer...Les fruits les légumes...,

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