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14/02/2013

Akira KUROSAWA

Sur mon cher forum (the inn at lambton) nous avons entrepris un challenge Shakespeare : une pièce par mois, la lire et voir en sprint un film adapté de ladite pièce, vu par toutes sur un week-enf. J'ai raté le premier (la tempête) mais je me suis incrustée pour le deuxième : Macbeth, pour avoir une bonne raison d'acquérir l'adaptation que Kurosawa en a faite, "le château de l'araignée" Déjà ce titre !!! moi qui suis arachnophobe, je le trouvais troublant et attractif à la fois !! Le sprint n'a pas porté sur ce film mais sur un autre dont je ne parlerai pas ici. commençons par une présentation de ce mythique réalisateur japonais :

 

KUROSAWA Akira

 

Japon, cinéma,Kurosawa, Macbeth, Araignée

 

Le réalisateur, aux environs des années 50.

Akira Kurosawa (黒澤 明, Kurosawa Akira?) est un réalisateur, producteur, scénariste et monteur japonais, né à Tokyo le 23 mars 1910 et mort à Tokyo le 6 septembre 1998. Avec Yasujirō Ozu et Kenji Mizoguchi, il est considéré comme le cinéaste japonais le plus célèbre et le plus influent de l'histoire. En 57 ans de carrière cinématographique, il réalisa pas moins de 30 films.
En 1943, au cours de la Seconde Guerre mondiale, il réalise son premier film, La Légende du grand judo (Sugata Sanshiro).

 

Son huitième long métrage L'Ange ivre (酔いどれ天使, Yoidore tenshi) sort en 1948 et est acclamé par la critique, et marque les débuts de l'acteur Toshirō Mifune, qui tournera au total 16 films avec Kurosawa.

 

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Kurosawa a commencé par le dessin et la peinture (illustrateur) puis après avoir été assistant-réalisateur il se met à écrire des scénarios, mieux payés. La censure juge son premier film "La Légende du grand judo (Sugata Sanshirō) trop anglo-saxon et c'est grâce à OZU Yasujiro qu'il sort avec 18 minutes coupées.

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Les Hommes qui marchèrent sur la queue du tigre (Tora no o wo fumu otokotachi)( septembre 45), marque déjà son goût pour l'influence du Nô, mais la censure américaine le bloque jusqu'en 1952.

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Rashōmon, Lion d'or à Venise, suscite l'intérêt du public américain pour le cinéma japonais dans les années 1950, éclipsant le cinéma italien. Le film sort en France, en Allemagne de l'Ouest, au Danemark, en Suède et en Finlande. Grâce à cette renommée, d'autres cinéastes japonais commencent à recevoir des récompenses et à diffuser leurs travaux en Occident, comme Kenji Mizoguchi, et un peu plus tard Yasujiro Ozu, reconnus au Japon mais totalement inconnus en Occident

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En 1952 il réalise Les Sept Samouraïs (七人の侍, Shichinin no samurai) premier véritable chanbara de Kurosawa, genre pour lequel il est aujourd'hui le plus connu. Le film sort en avril 54. Il reste considéré par certains Japonais comme le meilleur film nippon de tous les temps ... L'américain Delmer Daves s'en inspira ouvertement pour tourner "les 7 mercenaires" ...

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En 1957 il adapte "Macbeth" de Shakespeare dans le film "Le Château de l'araignée (蜘蛛巣城, Kumonosu-jō" qui devient rapidement une référence d'adaptation shakespearienne à l'étranger, bien que certains critiques (surtout français) lui reproche d'être trop occidentalisé ... )

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Cependant il ne retrouve pas le même succès auprès du public japonais et tourne alors "La Forteresse cachée (隠し砦の三悪人, Kakushi toride no san-akunin?), film d'action-aventure qui fut un énorme succès au box-office, chaudement accueilli par les critiques.
Aujourd'hui, le film est considéré comme l'un des films les plus légers et faciles de Kurosawa, mais reste très populaire pour ses nombreuses influences, notamment sur le space opera Star Wars de George Lucas sorti en 1977.

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En 1965, il tourne Barberousse, le dernier film avec Toshirō Mifune. Yu Fujiki, un acteur ayant travaillé sur Les Bas-Fonds, déclare à propos du rapprochement des deux hommes que « le cœur de M. Kurosawa était dans le corps de M. Mifune »Donald Richie décrit leurs rapports comme une symbiose unique.Pratiquement toutes les critiques s'accordent à dire que la meilleure période de la carrière de Kurosawa se situe entre 1950 et 1965 - marquée par Rashomon et Barberousse - et que ce n'est pas une coïncidence si cette phase correspond à la période de collaboration entre Mifune et le réalisateur.

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Pour la première fois Hollywood l'appelle pour le projet Runaway Train, qui aurait été le premier film en couleur de Kurosawa. Le projet échoue. Kurosawa est par la suite impliqué dans l' ambitieux. Tora ! Tora ! Tora !, produit par la 20th Century Fox .Le tournage débute en décembre 1968 mais Kurosawa reste à peine trois semaines en tant que réalisateur. Son équipe et ses méthodes de travail sont peu familières aux exigences d'une production hollywoodienne et laissent perplexes les producteurs américains, qui en concluent que Kurosawa est un malade mental. Au Noël 1968, les producteurs annoncent que Kurosawa quitte la production, officiellement pour "fatigue". Officieusement, il en est congédié. .Tora ! Tora ! Tora ! reste une véritable tragédie dans la carrière du cinéaste. Après des mois de travail il n'en a pas tourné un mètre.

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Après le demi échec de Dodes'kaden (どですかでん, Dodesukaden)incapable d'obtenir des financements pour les projets à venir et souffrant de problèmes de santé, Kurosawa semble atteindre un point de rupture : le 22 décembre 1971, il se tranche la gorge et les poignets à plusieurs reprises. Cette tentative de suicide échoue, et Kurosawa guérit assez rapidement. Il décide alors de se réfugier dans sa vie privée, ne sachant pas s'il réalisera de nouveau.
Au début de l'année 1973, le studio soviétique Mosfilm souhaite travailler avec lui, Kurosawa leur propose alors l'adaptation d'une autobiographie de l'explorateur russe Vladimir Arseniev, intitulée Dersou Ouzala,La première mondiale de Dersou Ouzala (デルス・ウザーラ, Derusu Uzara) a lieu le 2 août 1975. Alors que la critique japonaise reste muette, le film est chaleureusement accueilli à l'étranger, remportant le Prix d'Or du Festival international du film de Moscou ainsi que l'Oscar du meilleur film en langue étrangère. Le succès au box-office est également au rendez-vous. Aujourd'hui, la critique reste divisée : certains y voient un exemple du déclin de Kurosawa, tandis que d'autres comptent le film parmi ses travaux les plus aboutis.

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En 1977, le réalisateur américain George Lucas sort le premier épisode de la saga Star Wars, un film de science-fiction au succès planétaire influencé par La Forteresse cachée de Kurosawa.

Clin d'œil :

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Lucas, qui vénère Kurosawa et le considère comme un modèle, est choqué d'apprendre que le Japonais est incapable de trouver les fonds nécessaires pour un nouveau film. En juillet 1978, Lucas et Kurosawa se rencontrent à Los Angeles pour évoquer le projet le moins risqué du réalisateur japonais : Kagemusha, l'Ombre du guerrier (影武者, Kagemusha une épopée racontant l'histoire d'un voleur qui devient le double d'un seigneur japonais. Lucas est passionné par le scénario et les illustrations de Kurosawa, il use alors de son influence pour convaincre la 20th Century Fox et parvient également à engager Francis Ford Coppola - un autre fan de Kurosawa - en tant que coproducteur.Kagemusha devient rapidement un succès au Japon ainsi qu'à à l'étranger, tant au niveau des critiques qu'au box-office. Le film remporte la Palme d'Or au Festival de Cannes 1980 en mai

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Le succès international de Kagemusha permet à Kurosawa d'entamer son projet suivant, Ran (乱, Ran, une autre épopée, en partie fondée sur la tragédie Le Roi Lear de William Shakespeare, Un financement étranger est une nouvelle fois nécessaire. Cette fois-ci, c'est le producteur français Serge Silberman qui vient en aide à Kurosawa. Le tournage ne commence qu'en décembre 1983, et dure plus d'un an. Kagemusha et Ran, sont souvent cités parmi les films les plus aboutis d'Akira Kurosawa. Quand on lui demande quel est son meilleur film Kurosawa évoque Ran ,oubliant sa réponse habituelle : "le prochain" .

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En 1993, il écrit le scénario original de La Mer regarde (海は見ていた, Umi wa miteita, suivit en 1995 du script de Après la pluie (雨あがる, Ame agaru. Alors qu'il finalise ce dernier en 1995, Kurosawa chute et se brise la base de la colonne vertébrale. Suite à cet accident, il doit utiliser un fauteuil roulant pour le reste de sa vie, son souhait de toujours - mourir sur le tournage d'un film - ne se réalisera jamais.
Le 6 septembre 1998, Akira Kurosawa meurt d'une attaque cérébrale à Setagaya (Tokyo) à l'âge de 88 ans1 Il est enterré à Kamakura (comme OZU) au An'yo in

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En 1990, il avait reçu l'Oscar d'honneur « pour ses accomplissements qui ont inspiré, ravi, enrichi et diverti le public mondial et influencé les cinéastes du monde entier ». En 1999, il est nommé à titre posthume « Asiatique du siècle » dans la catégorie « Arts, Littérature, et Culture » par le magazine AsianWeek et CNN, présenté comme « l'une des cinq personnes ayant le plus contribué à l'épanouissement de l'Asie durant les 100 dernières années ».

Dans ses œuvres, Akira Kurosawa s'attachait à décrire ou à faire une parabole de la société humaine. Il dépeignit ainsi au long de ses films la pauvreté (Les Bas-Fonds, Dodes'kaden), la violence urbaine (Chien enragé), la maladie et immobilisme des fonctionnaires (Vivre), la destruction de l'environnement (Rêves), la vieillesse (Madadayo), …
Il était connu sous le nom de Tenno, littéralement « l'Empereur », pour sa manière dictatoriale de réaliser. C'était en effet un perfectionniste qui dépensait énormément d'énergie et de temps pour atteindre l'effet visuel qu'il recherchait.
Kurosawa s'est inspiré d'histoires de William Shakespeare, des romans russes comme l'Idiot de Dostoïevski et Les Bas-fonds de Maxime Gorki. Lecteur passionné des nouvelles de Georges Simenon, le commissaire Satô du film Chien enragé (Nora inu, 野良犬) partagerait sa perspicacité avec celle du commissaire Maigret.
Entre le ciel et l'enfer reprend une partie de l'intrigue du roman Rançon sur un thème mineur (King's Ransom) écrit par Ed McBain.
Malgré certains critiques japonais considérant Kurosawa comme trop occidentalisé, il a été profondément inspiré par la culture japonaise et notamment le kabuki, le théâtre nô et le genre de cinéma jidaigeki.
Akira Kurosawa a réalisé de nombreux storyboards pour ses films. Ces dessins préparatoires, plus de 2000,, frappent par leur sens de l’expression, des émotions, des lumières, des costumes. Ils sont considérés comme des œuvres d’art à part entière accessibles y compris à ceux qui ne connaissent pas ses films et sont régulièrement exposés. La dernière exposition en France a eu lieu à Paris au Petit Palais en 2009.

La note de Wikipedia dont je me suis largement inspirée est beaucoup plus complète, sur les techniques, le montage, les influences reçues et celles sur les autres, je ne peux que conseiller d'y aller voir.














 

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