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Soirée avec une geisha !

Sujet inépuisable des fantasmes occidentaux sur le Japon : la geisha ! Or, il se trouve que l’agence avec qui je voyageais, « autrementlejapon.com » nous avait organisé une soirée avec une geisha pour notre dernier jour au Japon, en novembre 2015.

J’en profite pour remercier l’inventivité et l’originalité d’ALJ à qui je dois des souvenirs merveilleux, et originaux : des rencontres avec des Japonais francophones, un repas zen dans un temple, un pèlerinage à Shikoku, la possibilité d’avoir des jours de liberté totale avec la sécurité d’un accompagnement bilingue, des cours de cuisine, des repas de genres divers comme "autour du poisson", ou "tepaniaki" ou "samourai" et pour finir la rencontre d’une authentique geisha !

La geisha, c’est quoi, en définitif ?
« geisha : personne pratiquant les arts » (et pas du tout une prostituée de luxe)métier qui à l’origine pouvait être exercé autant par un homme qu’une femme ! Oui, oui !

La nôtre était bien une femme ! Nous sommes allés dans une ochaya, (maison de thé) au premier étage, dans une salle traditionnelle, tatami, tables basse et tokonoma avec une jolie aquarelle :

Kyoto, geisha

Kyoto, geisha

La geisha doit maîtriser plusieurs sortes d’art japonais : la musique (jouer du shamisen) la danse (particulièrement les danses traditionnelles avec éventail) la poésie, et l’art de la conversation :

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Les geisha sont sans conteste les gardiennes de la culture, du raffinement et des traditions japonaises. Aujourd’hui encore, elles sont très respectées et des clients de marque dépensent toujours des sommes astronomiques pour jouir de leur compagnie, le plus souvent dans des ochaya, des maisons de thés. Il faut être recommandé pour obtenir une rencontre, d ‘où la chance que nous avons eue !
On peut en croiser dans les rues de Gion, à Kyoto, leur quartier, mais elles n’apprécient pas d’être prises en photo donc il faut faire ça discrètement, le plus souvent de dos, on les reconnaît au maquillage de la nuque !

Kyoto, geisha

Notre geisha a effectué une danse traditionnelle, qui se caractérise par une attitude assez statique, des mouvements de main,des jeux avec les manches et l’éventail…
Elle nous a fait faire des jeux :

Kyoto, geisha

Et raconté des histoires :(bien sûr nous avions un excellent traducteur !) :

Kyoto, geisha

Kyoto, geisha

Elle a répondu à nos questions avec beaucoup de grâce et de talent pour le faux-fuyant quand les questions devenaient indiscrètes (sur la perruque, ou le maquillage ! )

Kyoto, geisha

Les apprentis geisha, appelées maiko à Kyoto, sont souvent très maquillées : une épaisse couche de poudre de riz blanche, et une bouche teintée de rouge, du noir au niveau des yeux pour redessiner les sourcils.
Au delà de 30 ans; la geiko, geisha confirmée, se maquille de moins en moins, sauf pour de grandes occasions, dans le but de favoriser la beauté naturelle.

Kyoto, geisha

Lors de leurs sorties, les geisha portent exclusivement des kimono de soie, fermés par une large ceinture se nouant dans le dos, le obi. En fonction de l’âge de la geisha le nœud sera avec une traîne pur  une maiko, tandis qu’un nœud court, sera plutôt pour une geisha plus âgée et confirmée.

Kyoto, geisha

Il est difficile de revêtir un kimono seule (j’en ai fait l’expérience, pour un pauvre yukata ! );

Un habilleur professionnel assiste souvent les geisha lorsqu’elles s’habillent. C’est en fait le seul homme autorisé à pénétrer l’okiya, la maison où vivent les geisha.

Devenir geisha est un travail de longue haleine et la consécration d’années de travail intensif.
Notre geisha s’est prêtée avec beaucoup de bonne volonté à la séance photo, individuelles…

Kyoto, geisha

… ou en groupe :

Kyoto, geisha

Bien sûr nous avons eu un repas traditionnel, excellent, dont je n’ai pris que peu de photos, du fait de tout ce qu’il y avait à voir et écouter !

Kyoto, geisha

En conclusion deux objets ramenés de ce voyage :mon hanten que je porte depuis 3 hivers maintenant, qui vient de Takayama et un très joli bol (trouvé en solde !! ) à Okayama !

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Il ne reste plus qu’à raconter mes cours de cuisine !! la prochaine fois !


 

Commentaires

  • j'avais sauté cet article !
    J'ai beaucoup appris en lisant ton compte rendu, et de la confortable pose agenouillée, comment se relève-t-on ? avec grâce évidemment ^^ ou alors on reste poinçonné au sol ^^ ......... oh !

    Merci

    Fée

  • On reste effectivement parterre jusqu'à ce qu'une âme charitable vous tende la main, vous évitant ainsi le ridicule de vous mettre à quatre pattes pour y arriver seule ! Honnêtement, je ne me suis agenouillée que pour la photo, pour manger nous avions allongé les jambes de notre mieux, car c'était une ochaya traditionnelle, pas de chaise ! Mais quel souvenir ! Il n'y a pas d'autres agences de voyage qui propose ce genre de service !

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