Le samourai du crépuscule - 1er volet de la trilogie samourai de YAMADA Yoji
Le déclin d'un genre de film à travers le déclin d'une époque de l'histoire japonaise...
Profil
Film: The Twilight Samurai
Romaji: Tasogare Seibei
Japonais: たそがれ清兵衛
Réalisateur: Yoji Yamada
Auteur: Shuuhei Fujisawa (romans), scénario : Yoji Yamada, Yoshitaka Asama
Producteur: Hiroshi Fukazawa, Shigehiro Nakagawa, Ichiro Yamamoto
Directeur: Mutsuo Naganuma
Date de sortie: 2 novembre 2002
Durée: 129 Min.
Société de production: Shochiku, NTV
Distributeur: Shochiku
Langue: Japonais
Pays: Japon
Distribution
Miyazawa Rie ( Inuma Tomoe) vue dans le drama Asura, et le film Hana Yori No Mo Naho (Kore-eda)
Sanada Hiroyuki (Seibei « crépuscule ») vu dans les films Ring, dans « le dernier samourai » de Edward Zwick et joue dans la série Shogun de 2024
Kobayashi Ninja ( Shubei, le serviteur) vu dans « la maison au toit rouge »
Osugi Ren (l’oncle Kouda) vu dans les films Dolls , Maborosi (Kore-eda
Synopsis
Seibei est un samouraï de basse caste, pauvre, veuf, de la fin de du shogunat. Il travaille pour son suzerain comme une sorte de fonctionnaire gérant les entrepôts. Il a à sa charge sa vieille mère sénile, et élève ses deux filles, aidé par le vieux serviteur Shubei. Ses collègues le surnomment «Tasogare"( crépuscule) par dérision envers la médiocrité de sa vie. Deux évènements vont bouleverser cette grisaille : le retour de Tomoe, son amour d’enfance, et un duel qui va révéler sont grand talent de bretteur. Peut-il s’accorder le droit d’aimer encore ? Peut-il refuser l’ordre d’exécution que lui donne son suzerain ?
Ce que j’en ai pensé :
Je l’ai beaucoup aimé, bien sûr !
Ce film est le premier de la trilogie du samouraï de Yoji Yamada, et s’y retrouve son amour des gens humbles.
Yamada nous donne à voir deux crépuscules en un film : celui du genre chambara, film de sabre, typique du cinéma japonais de cette époque, et la fin du régime séculaire du shogunat. Cette optique se retrouve dans les deux autres films de la trilogie.
Mais par contre, Seibei, lui, va s’affranchir de ce déclin.
Seibei est l’image du samouraï qui voit l'art du sabre comme l’expression d’une philosophie et qui répugne à en faire une arme de mort. C’est contraint et forcé qu’il ira se battre, et c’est aussi contraint par son humilité qu’il refuse d’épouser Tomoe. Mais ce duel imposé va le pousser à faire de nouveaux choix, et à affirmer ceux qui comptent réellement à ses yeux, au delà du devoir traditionnel, une morale humaine plus universelle.
Quelle que sera la fin de l’Histoire, Seibei a trouvé sa voie.
Il y a très peu de scènes de combat, même si elles sont cruciales et remarquablement chorégraphies et mises en scène. L’accent est mis sur le côté campagnard, paysan, même, de la vie de Seibei. Le crépuscule baigne tout le film dans les douces nuances ocrées de la photo.
Je conseille vraiment ce film, comme la trilogie, d'ailleurs, qui donne une image à taille humaine du mythoogique samourai, symbole de bravoure et d'honneur dont le Japon ausé, et abusé !!





