Un cinéaste japonais trop peu connu : Yoji YAMADA
(ciné-club de Caen)
Il est surtout connu pour avoir créé le personnage de Tora-san, camelot vagabond, symbole des aspirations à une "petite liberté", celle de la marginalité. Il donnera naissance à la plus longue série de l’histoire du cinéma. C'est dur d'être un homme ! (Otoko wa tsurai yo), 48 films de 1969 à 1995, jusqu'à la mort de son interprète. L’acteur de théâtre Kiyoshi Atsumi a ainsi ravi des générations de Japonais par ses réparties, ses maladresses, mais aussi ses qualités, appréciées entre toutes : la gentillesse et la disponibilité.
Grâce à ce succès Yamada devient le pilier du studio, l'un des cinéastes les plus populaires dans son pays en s'intéressant aux petites gens. C'est ce qu'il fait encore en traitant de la figure du samouraï,
Le Samouraï du crépuscule (2002),
La Servante et le Samouraï (2004)(connu aussi sous le titre The hidden blade),
L'âme du guerrier(connu aussi sous le titre de Love and Honor) (2006).
Il obtient à quatre reprises le prix du meilleur film décerné par l’Académie du Cinéma Japonais : pour
Les mouchoirs jaunes du bonheur (1977),
Le fils (1991),
L’école (1993)
et Le Samouraï du crépuscule (2002), lequel est également nominé pour l’Oscar du meilleur film étranger.
En 2015, il sort La maison au toit rouge, gros succès et cette fois il arrive jusque chez nous, puisque je lai vu au cinéma !
Yoji Yamada est un conteur merveilleux, ses films sont des bijoux d'humanité, toujours au niveau des gens simples, les gens "de peu" et sa peinture du cœur humain est profondément juste, chaleureuse et lucide !
De plus connaître Yoji Yamada et avoir vu ses films donne l'image d'être un véritable connaisseur du Japon, vu l'énorme popularité de son Tora-sa, toujours une référence dans son pays !









