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19/10/2016

2013, Shikoku, premier jour.


Le cœur de mon voyage de 2013 était le séjour dans l’île de Shikoku, la plus petite des quatre îles principales de l’archipel nippon. Cette île est réputée pour son pèlerinage, dont on dit qu’il est le pendant bouddhiste de saint Jacques de Compostelle.
Il y a 1200 ans (à un an ou deux près !^^) vivait au Japon un personnage encore aujourd’hui très populaire :
Wiki
Kūkai (31 juillet 774 - 22 avril 835), plus connu sous le nom de Kōbō-Daishi , est le saint fondateur de l'école bouddhiste Shingon; il est aussi une figure marquante de l'histoire du Japon : son esprit universel a fortement influencé la culture et la civilisation japonaises. Il était non seulement un grand religieux, mais aussi un éminent homme de lettres, un philosophe, poète et calligraphe. Toute sa vie il manifesta une grande bienveillance pour tous les êtres, et c'est pour cette raison qu'il est encore, de nos jours, si populaire au Japon.

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En 832, l'empereur Junna offrit à Kūkai la direction d'un des deux grands temples de la capitale, situé à l'Est de Kyoto, le Tō-ji. Il consacra ce temple à la protection spirituelle du pays, et en fit le temple siège du Shingon. Là, pour la première fois, une cinquantaine de moines étudiaient exclusivement la doctrine ésotérique. En peu de temps, d'autres bâtiments s'édifièrent et la construction d'une grande pagode à cinq étages (Gojû-no-tō) s'amorça. Sous sa direction, des artistes sculptèrent des statues pour exprimer les vérités essentielles de l'ésotérisme. Parmi les vingt et un chefs-d'œuvre qu'on peut admirer aujourd'hui, tous trésors nationaux, quatorze datent de cette période. Le Tōji reste aujourd'hui un des plus grands temples du Shingon où, au début de chaque année, les principaux grands maîtres du Shingon se retrouvent, et durant une semaine pratiquent des rituels pour la protection de l'empereur, du pays et de tous les êtres.

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Le pèlerinage de Shikoku est un pèlerinage effectué sur l'île de Shikoku et comprend 88 temples. C'est un pèlerinage circulaire consacré à Kōbō-Daishi, le fondateur du bouddhisme Shingon, mais on y retrouve des pèlerins de toutes les traditions.

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Nous sommes partis de Tokyo, aéroport de Narita, en testant ainsi les lignes intérieures japonaises.

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C’est bien de là que partent les pèlerins, les henro, dont voici la tenue rituelle :

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On arrive à Matsuyama, dans la préfecture de Ehime, la partie « illumination » du pèlerinage. Nous n’en ferons bien sûr qu’un tout petit bout, du temple 44 au 53 sur les 88 au total.

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Après être passés à l’hôtel, nous partons aussitôt pour les deux premiers temples, en fait les derniers du programme, car les plus proches de Matsuyama.
Petit parcours en train :

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La petite gare de Takahama :

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Nous mangeons dans un tout petit restaurant au bord de la mer intérieure :

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Le chemin des pèlerin est bien balisé, avec régulièrement des plans, et des panneaux de direction.

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ça n’a l’air de rien, mais ça monte déjà bien !

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L’organisation a essayé d’éviter au maximum le bitume pour privilégier les petits chemins, parfois à peine tracés dans une vraie brousse !

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Le premier temple (en fait le N°52) commence à apparaître dans les arbres, nous y arrivons par les arrières, l’entrée principale donnant sur une route.

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C’est le temple Taizanji, fondé par un riche marchand au VIè siècle, après que Juichimen Kannon (bodhisatva de la compassion, à qui le temple est dédié) l’ait sauvé du naufrage. C’est un temple dont le calme et la simplicité m’ont beaucoup plu, ainsi que sa situation
au cœur des arbres

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La tour de la cloche :

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Et voilà Kukaï, le moine à l’origine du pèlerinage. sa statue est dans chaque temple.

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Porte du temple en haut d’un escalier assez abrupt :

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La fontaine de purification :

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Maintenant sur une petite route nous allons vers le temple suivant à 3 km de là. Nous allons voir ici beaucoup de maisons traditionnelles, c’est la campagne !

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Matsuyama est réputée pour la façon dont les habitants taillent et forment les arbres.

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Nous sommes bien sur la route du pèlerinage :

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Les maisons se dressent entre des rizières plutôt petites, parfois le riz est encore sur pied, parfois il est déjà moissonné. On a l’impression de rizières familiales, fournissant le riz annuel d’une famille !

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Nous voilà au temple Enmyoji :(N°53)

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Sur cette pierre on distingue la silhouette d’une femme portant un enfant. Ce serait la trace des chrétiens qui ont été cruellement éradiqués par Ieyasu Tokugawa, premier Shogun du Japon unifié. Les Chrétiens réduits à se cacher mettaient dans des recoins peu visibles des temples des images de la vierge pour continuer à la prier sans en avoir trop l’air !

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Nous reprenons le train dans la lumière du soir (qui arrive tôt au Japon où on vit à l’heure solaire) à la petite gare qui ressemble à un jouet :

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Une fois revenus à Matsuyama, nous sommes allés acheter l'équipement du vrai henro (pèlerin) ! Je me suis fait plaisir, parce que bien sûr je ne suis pas vraiment henro, sauf quand même que j'ai bien souffert dans la montagne, si ça peut mener à l'illumination, je suis preneuse !!

Bref, j'ai donc acquis la veste kimono blanche, le sac dans lequel on met le livre des calligraphies le bandana pour protéger le front de l'armature en bambou du chapeau et le chapeau lui-même, sans oublier la protection en plastique bien pratique quand il pleut !!

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Les inscriptions ont trait au bouddhisme shingon, je ne les connais pas, et on voit sur le chapeau le symbole du pèlerinage. Je me sers du sac dans mes voyages, ce qui a souvent provoqué l'étonnement de Japonais croisés dans des temples ou même dans la Sky Tree Tower, qui en le voyant me disaient : Henro ? Et bien sûr je disais oui, à peu près la seule chose que je sais dire d'ailleurs !

Le pèlerinage continue le lendemain, dans la montagne !

 

 

 

11/10/2016

La "cathédrale" de Shinjuku.

Ce que j'aimais par dessus tout, c'était prendre le métro et aller au gré de la fantaisie et seule explorer un quartier...Cette fois, c'était Shinjuku.

Dans l’arrondissement de Shinjuku, à Tokyo,  le quartier de Shinjuku est situé autour de la gare de Shinjuku. C'est l'un des quartiers les plus animés de Tokyo, mais aussi un haut lieu des affaires abritant le siège de nombreuses grandes sociétés. La plupart des grands magasins japonais y sont présents  ainsi que les grands hôtels internationaux (le Hyatt par exemple, où fut tourné « Lost in translation »).
Le plus représentatif est Nishi-shinjuku, quartier des gratte-ciel, à l'ouest de la gare de Shinjuku, où se trouve notamment la mairie de Tokyo.

Shinjuku

Shinjuku

Shinjuku

Shinjuku

Shinjuku

Je tombe sur ce tout petit immeuble entre ces immenses tours !

Shinjuku

Il y a une beauté géométrique certaine dans ces tours, qui ne ressemblent pas aux quartiers similaires occidentaux, comme si là aussi le Japon avait imprimé sa propre personnalité à ces édifices !

Shinjuku

Comme toujours de petits temples de coin de rue rappellent que le bouddhisme (ou le shinto quand c’est un sanctuaire) irrigue la vie quotidienne japonaise.
Je précise que la svastika est un symbole bouddhiste, qui n’a rien en commun avec celle des Nazis, celle-ci étant d’ailleurs à l’envers !

Shinjuku

Le laveur de carreaux (na pas intérêt à avoir le vertige !)

Shinjuku

Shinjuku

Shinjuku

Au Japon, même dans les quartiers les plus urbanisés un espace vert n’est jamais loin, en général autour d’un temple ou d’un sanctuaire, ici le sanctuaire Kumano, dans le Shinjuku Chuo park, en plein cœur du quartier des grands immeubles et proche de la mairie de Tokyo.

Shinjuku,Chuo,park

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Shinjuku,Kumano,Chuo,park

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Il y a très souvent des tournages dans ce parc, dramas, films ou amateurs.
Un groupe de jeunes gens est en train de tourner pour Youtube, ils sont tout à fait d’accord pour que je les photographie !

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Il s’y tient également un marché aux puces.

Shinjuku,Chuo,park

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Des hingan bana,(fleur de l’équinoxe, lycoris rouge chez nous) nous sommes en automne. Cette fleur a plusieurs autres noms.

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Mon but initial était la mairie de Tokyo, en fait le siège du gouvernement métropolitain de Tokyo,après avoir tourneviré dans son entourage :

Shinjuku,mairie,Tokyo,governorat

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Wiki :

Le siège du gouvernement métropolitain de Tokyo ou Tochō, est situé dans le quartier de Nishi Shinjuku. La traduction mairie de Tokyo est souvent utilisée, même si la zone gouvernée par cette « mairie », la préfecture de Tokyo ne se limite pas au centre urbain.

Le bâtiment, commencé en avril 1988 et achevé en décembre 1990, formé de deux tours jumelles de 48 étages, était le plus haut de la ville (243,4 mètres) jusqu'en 2006. Il a été conçu par l'architecte Kenzō Tange et l'accès aux deux tours est libre et gratuit
Le bâtiment se compose d'un complexe de trois structures qui prend un bloc de ville. Le plus grand est le bâtiment principal métropolitain no 1, avec 48 étages. Le bâtiment comprend également trois niveaux au-dessous de la terre. La conception du bâtiment (supposé ressembler à une puce électronique), par l'architecte Kenzō Tange (et ses associés) et la société Taisei Corporation, a beaucoup de touches symboliques, la plus frappante étant la fente entre les deux tours qui recrée la forme d'une cathédrale gothique.
Le prix pour la construction était 157 milliards de yens, soit à peine un milliard d'euros.

Shinjuku,mairie,Tokyo,governorat

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Après avoir un peu cherché l'entrée (pas du tout du côté où je me trouvais) j'ai pris l'ascenseur jusqu'à l'observatoire, à 202 mètres, qui permet de découvrir de très belles vues d'ensemble de l'est de Tokyo et aussi le sud-ouest, vers le Mont Fuji, (quand le temps le permet, pas cejour-là !)Il s'y trouve des stands de vente de souvenirs et un restaurant de luxe dont je n’ai fait qu’apercevoir les colonnes de l’entrée !

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Et alors la vue époustouflante sur la cité ! Les nuages passaient devant le soleil créant des flaques de lumières sur la ville, c’était magique.Bien sûr tout est vitré, d'où les reflets !

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C’est l’occasion de voir de haut (et au zoom) les immeubles les plus originaux, dont celui-ci :
Conçue d’après l’image d’un cocon incubant la jeune génération pour lui permettre de voler de ses propres ailes vers le futur, la Cocoon Tower de Mode Gakuen constitue un complexe éducatif qui abrite la « Tokyo Mode Gakuen » dans le domaine de la mode vestimentaire, du maquillage et du stylisme, « HAL Tokyo » pour l’informatique et les contenus numériques, et « Shuto Iko » pour la santé, le bien-être et le sport.

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Ou ceux-là :

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Ou le Tokyo dôme, de 55 000 places, lieu de concerts mythiques :

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L’immense cité :

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Si j’avais attendu deux heures de plus, au moment crépusculaire où les lumières s’allument, le spectacle aurait été bien plus grandiose, mais j’avais un rendez-vous pour le repas franco-japonais !
Les Jeux Olympiques 2020 venaient d’être attribués à Tokyo, et les premières affiches sortaient :

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Vue d’une des passerelles piétonnes :

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Des japonais m’ont dit que Notre dame de Paris l’aurait inspirée, en tous cas le style cathédrale gothique !

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Retour dans le parc Chuo, avec sa cascade, dominant la vaste place, lieu privilégié pour les SDF. Leurs affaires sont emballées le jour dans des bâches bleues, et ils les déplient le soir. Sans risque aucun le jour, peut-être pas trop recommandé la nuit !

Shinjuku,Chuo,park

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Je ne me lasse pas du contraste des tours et des petites rues typiques :

Shinjuku

Shinjuku

Shinjuku

Allant vers la gare, une dernière vue du soir tombant sur les tours :

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Dans le métro :

Shinjuku

En route vers l’izakaya du repas franco-japonais :

Shinjuku

A suivi un délicieux repas, avec des edamame (fèves de soja encore vertes, bouillies servies avec du sel en amuse-gueule) et un genre de brochette de poulet (j’ai déjà donné un coup de dent avant de prendre la photo !)

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Il y avait des sashimis, mais la photo est trop floue, puis ce genre de boulettes :

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La traditionnelle omelette fine roulée :

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Mon régal : tempura, ici de racines de lotus et de sardines.

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Et les plus délicieuses nouilles jamais mangées :

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Mais je n’en avais pas fini avec Shinjuku, car j’y suis revenue le lendemain pour visiter le grand parc impérial, le Shinjuku-gyoen.

 

10/10/2016

Octobre 2013, reprise de contact avec le Japon à Ikebukuro !

Kanpaï :
Grand quartier de l'arrondissement de Toshima, la très animée Ikebukuro offre une concentration idéale de l'ambiance Tokyoïte, à son nord-ouest. Le quartier est principalement célèbre pour sa gamme de loisirs et la variété offerte en termes de spots shopping et gastronomie.
Sa gare voit passer chaque jour plus d'un million de passagers, ce qui en fait la seconde plus fréquentée après l'indétrônable Shinjuku.

C’est un lieu intéressant, bien situé et les prix des hébergements sont plus abordables;

C’est aussi un pendant d'Akihabara spécialisé pour les femmes, comme la zone appelée "Otome road" qui héberge de nombreuses boutiques pour otaku féminines.

Ikebukuro

Ikebukuro

Les bagages déposés, il faut continuer jusqu’au soir à visiter le quartier pour atténuer les 8 heures de décalage horaire !
Mais d’abord le premier restaurant du séjour pour découvrir le shabu-shabu !

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WIKI :
Le shabu-shabu est une variante japonaise de la fondue chinoise, proche du sukiyaki. Shabu-shabu est l’onomatopée japonaise correspondant au bruit de la viande plongée dans le bouillon chaud.
Le shabu-shabu est d'origine mongole,utilisant des tranches fines de mouton2.
En 1952, un restaurant d’Osaka, le Suehiro, importa ce plat en l'adaptant au goût japonais. Le mouton n’étant pas très courant au Japon, il a donc été remplacé par le bœuf, très apprécié des Japonais, surtout celui de Kobe.
Trois ans plus tard, un restaurant tokyoïte, le Zakuro, se mit à servir le shabu-shabu. Rapidement, ce plat devint populaire dans tout le Japon.

Ikebukuro

Nous voilà repartis dans Ikebukuro, dont le symbole est la chouette, que l’on retrouve un peu partout :

Ikebukuro

Ikebukuro

Ikebukuro

Ikebukuro

Le lendemain, je suis attirée hors de ma chambre par des cris rythmés (yashaaa ! yashaaa ! )et le son d'un  tambour . Je me précipite au balcon au bout du couloir de l'hôtel et je vois un groupe d’hommes tous vêtus pareil portant sur des gros brancards comme une grande châsse dorée.

Ikebukuro

En fait nous avons la chance qu’il y ait un matsuri dans le quartier !
Les matsuri sont des festivals et fêtes populaires japonaises qui se déroulent dans pratiquement toutes les localités. La plupart d'entre elles sont liées à une célébration religieuse, le plus souvent shintō.
En fait il est question de quartier, ou même de rue, ou même d’immeuble  dont les habitants forment un genre de comité pour l’organiser. On les reconnaît au happi (kimono court) qui est particulier à chaque communauté.

Ikebukuro

Ikebukuro

Il était midi, il faisait 30° (en octobre), le temps était radieux et il y avait foule !

Ikebukuro

Ici, le rite est shinto, et les porteurs promènent ce jour-là le Dieu dans son sanctuaire portatif, le mikoshi. ce qui est amusant c’est que les porteurs ne se contentent pas de marcher en procession, mais avancent par sauts en rythmant la cadence yasha, yasha…

Ikebukuro,matsuri

Ce ne sera pas un « hadaka matsuri » où les porteurs sont quasiment nus, là ils sont habillés…dommage, non ?

Ikebukuro,matsuri

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Parfois le principe est utilisé par des associations pour manifester leur opinion sur un problème, là, c’est contre quelque chose, mais j’ignore quoi, mais il y a les yeux de la chouette sur les tee-shirts des porteurs !

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Il existe aussi des mikoshi miniatures pour que les enfants eux-mêmes puissent participer (très bein encadrés !):

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Les amateurs de taïko (tambour)en profitent pour montrer leur talent :

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Wiki :
La pratique du taiko (ou wadaïko) fait appel à un travail corporel exigeant tel qu'on le retrouve dans beaucoup de pratiques telles que les arts martiaux traditionnels. Faire le « bon son » demande un ancrage et une stabilité du bassin qui permet d'accéder à la souplesse, le silence intérieur et à la joie profonde que procure cette pratique.
En ce sens, le taiko peut être considéré, selon les sensibilités, comme une musique, un art martial, une méditation ou une danse. Chaque groupe développe généralement plus fortement l'un de ces aspects.

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Autour de la grande place d’Ikebukuro west gate park et de son vaste bassin, les stands de nourritures se sont installés, et ça sent très bon!

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Je choisis de délicieux gyosa :

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L’extrémité de la place est occupée par un vaste podium où les groupes de taïko vont se produire les uns après les autres :

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Ce groupe a choisi de figurer des personnages du bestiaire mythologique japonais (j’ai reconnu le kitsune (renard)  à qui beaucoup de pouvoirs magiques sont attribués, et j’ai pensé aussi aux yokaï, créatures fantastiques du folklore japonais.)

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Le taïko moderne (du XXè siècle) permet maintenant  la participation de femmes dans les groupes, comme celui qui s’installe maintenant.

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Un joueur de shinobue (flûte de bambou) ajoute sa mélodie mélancolique :

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Un autre ensemble un peu plus loin.

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Un ami japonais m’a ensuite emmenée dans un très beau jardin, le parc de Shakujii.

Wiki :
Le parc de Shakujii (Shakujii Kōen) est un parc public fondé en 1959, et c'est l'un des plus grands parcs de la métropole, après le parc Ueno.
Le parc comprend deux étangs, le Shaku-jii et le Sanpō-jii, Au XXe siècle, le parc est devenu un populaire site d'observation ornithologique, de promenade et de relaxation.
La première partie du parc est aménagée pour les loisirs :

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Il n’est pas très large mais tout en longueur et sa partie extrême est bien plus sauvage, avec de nombreux oiseaux, dont des hérons.

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Les vestiges du château de Shakujii datent de l'époque de Kamakura (1185-1333), ou plus tôt, ce qui permet de savoir que le site était utilisé et considéré comme stratégiquement important pendant de nombreux siècles.

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Petits sanctuaires shinto :

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Belle découverte que ce parc ! Tout à fait au bout, dans le bois, un joueur solitaire de shakuhachi (flûte)dans le soir tombant a rendu cette balade magique !